Sous l'Empire

L'arme des cuirassiers fut officiellement créee par un décret du 1er Vendémiaire de l'An XII (24septembre 1803).Avant cette date, plusieurs régiments de cavalerie se transformèrent en régiment de cuirassier.

 Le 1er régiment devint le 1er régiment de cuirassier en octobre 1801, les 2e, 3e et 4e en octobre 1802 puis les 5e, 6e et 7e en décembre 1802. A ces régiments il faut évidemment rajouter le 8e régiment, ancien régiment des cuirassiers du Roi. Vers 1803 se rajoutèrent à cette liste les 9e, 10e, 11e et 12e régiment de cavalerie, portant donc et ce jusqu'en 1808 le nombre de régiment à 12.

Fin 1808, le 1er régiment provisoire de grosse cavalerie prit le numéro 13 et enfin en septembre 1810 le 2e régiment de cuirassiers Hollandais prit le numéro 14.

 

casque de cuirassier période 1806-1810

Voici un exemplaire d'un casque de cuirassier (peut être sous officier, par la fabrication), on peut le dater sans doutes vers les années 1806-1810.

  • Le masque du cimier est moulé.
  • La visière possède un jonc de cuivre, renforcée de deux rivets plat de cuivre de chaque côté du jonc.
  • La plaque de recouvrement (ou pare pluie) est en cuivre estampé et entièrement lisse.
  • Le cimier possède quatre renforts latéraux.
  • les jugulaires ont 15 écailles et les rosaces de jugulaire ont une étoile à cinq branches. 

ce casque est visible au musée saint rémi de Reims.

 
 
 
 
 
 



On peut maintenant raisonnablement penser qu'il y a eu de 1801 à 1815, un type de casque avec plusieurs variantes selon les époques et un seul véritable modèle.

 

LE TYPE DE L'AN IX.

Le premier type de casque apparaît grâce à une décision de l'an IX et concerne le 8° régiment de cuirassier (ancien cuirassier du roi).
Ce premier type de casque est directement inspiré du casque des dragons, il s'en distingue cependant par une bombe en acier, un turban en fourrure noir, aigrette et porte aigrette en crin noire,  mais dès le début il est vivement critiqué; pas assez haut, trop ressemblant à celui des dragons, coûteux, fragile etc..
Les nombreuses variantes rencontrées dans les collections publique ou privées sont essentiellement dus aux améliorations apportés à ce casque dans le régiments même, rappelons qu'à cette époque, se sont les corps qui commandent leurs casques à des fournisseurs privés.
Cela donnera lieu à des variantes dans les fabrication et puis les corps eux aussi procèdent à des modifications tels que; protection du porte aigrette et de l'aigrette en l'insérant dans une douille de cuivre et un porte douille en cuivre aussi. les visières seront souvent renforcées d'un jonc en cuivre, sur le dessus du cimier l'on trouvera souvent une plaque de recouvrement (ou pare pluie).
Puis les modes se chargeront aussi de modifier l'aspect de ce casque; la bombe se fait plus haute, le cimier plus arrière donnant une forme" à la minerve".

 

LE MODELE DE 1811

Face aux nombreuse pertes subit et à un renouvellement très coûteux des casques, il apparaît fin 1811 un modèle de casque (appelé modèle car seul à être représenté dans le règlement de BARDIN de 1812)
Ce casque très simple ne possède aucun ornement de cimier, sa visière n'est pas renforcée par un jonc de cuivre, le cimier est fin et peu résistant. La fabrication de ce casque en générale de mauvaise qualité. Immédiatement il sera très vivement critiqué par les corps de cuirassier.
Ce modèle casque aura un existence éphémère et vers 1814 on retrouve notre premier type de casque avec la aussi quelques variantes essentiellement décorative tels que le masque du cimier agrémenté d'une petit cuirasse portant (ou non) le numéro du régiment.
A l'heure actuelle il ne subsiste hélas aucun des premiers casques de l'an IX, ils restent cependant des modèles 1811 ( au musée de l'armée, à l‘Empéri pour ne citer qu'eux) et plus nombreux des variantes du premier type dans les mêmes musée et dans des collections privées

 

 

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