Point de vue du collectionneur.

 

Loin de moi d'avoir la prétention de réaliser une liste ou une cote précise de chaque modèle de casque de cuirassier. Il est par contre évident que certains modèles sont bien plus rares que d'autres.
En effet un casque type Premier Empire ne se rencontre pas sur des sites de ventes aux enchères sur Internet ou bien en brocante ou autres « marchés aux puces ».
Ce type de casque dont le nombre total encore en circulation doit avoisiner la cinquantaine (la revue « uniformes » dans son numéro 46, dans un article sur quatre casques de cuirassier d'Essling et de Wagram, en recense une quarantaine en 1978).
Ce type de casque circule désormais quasiment en circuit « fermé » et passe de collection en collection par le biais de prestigieuses ventes aux enchères.
Les autres modèles de casques eux peuvent se rencontrer au gré des bourses aux armes, des marchands et parfois de brocantes.
Le prix de ces objets étant très variable suivant leurs origines, je n'en dresserai pas une liste, seul votre jugement sur la qualité et la provenance de ce dernier doit motiver votre achat.
Mais apparaissent quand même quelques nuances, en effet si il n'est pas courant de rencontrer un casque type Premier Empire, il est tout à fait courant de trouver des casques modèle 1874, celui-ci ayant été fabriqué à des millier d'exemplaires et ayant parfaitement passé les épreuves du temps.
Paradoxalement les casques de la période restauration sont moins recherchés par les collectionneurs et atteignent des prix relativement modestes par rapport à leur rareté et ancienneté.
En résumé, un œil attentif une motivation raisonnée doit guider votre achat.

Toutefois, je vais vous livrer quelques petits conseils qui évidemment n'engagent que moi !


Avant tout achat d'un casque, quelques petites vérifications peuvent s'avérer nécessaire avant d'être profondément déçus par la suite.


1: Attention à la crinière des casques ; un casque ne peux avoir plus de 100 ans ( pour les plus jeunes) et avoir sa crinière dans un volume et une longueur entière !

2: Attention aux remontages mêmes avec des pièces d'origines ! En effet par exemple un casque possède toujours son cimier proportionnel à la bombe (attention donc aux trous supplémentaires ou bouchés dans la bombe).

3: Pour les casques modèles 1874, ne pas oublier que certaines pièces sont encore fabriquées de nos jours (Garde Républicaine par exemple), faire donc attention aux matériaux employés et à la frappe de certaines pièces.

4: ne pas toucher aux casques présentant des stigmates de combats (exemples : trous, piétinement par des chevaux etc....), ces pièces ont une très grande valeur historique et sont le reflet des gloires passées de nos cavaliers.

5: attention aux jugulaires et à leurs cuirs, beaucoup sont des reproductions.

6: attention aux plumets, idem que les jugulaires.

7: certains casques de cuirassier ont été transformés en casque de pompier (cas plus particuliérement de modèles 1825/1830) puis avec l'engouement des collectionneurs re- transformé en casque de cuirassier, observé bien le haut du cimier, en haut de la tete de méduse , si il y a la présence d'un trou rebouché,vous avez de forte chance que ce trou ai servis à fixer une chenille de laine des pompiers.

8: rien ne remplace l'achat d'une solide documentation!

9: attention aux sirènes; un casque en mauvaise état n'est pas toujours une bonne affaire, une bombe de casque par exemple trop rouillé n'est pas forcement récupérable.....

à suivre.............

 

EN RESUME, IL VAUT MIEUX AVOIR UN CASQUE INCOMPLET MAIS SAIN QU'UNE ASSOCIATION PLUS OU MOINS HEUREUSE DE PIECES DETACHEES HETEROCLYTE !!

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site